Coordination Romande des Institutions et organisations œuvrant dans le domaine des ADdictions
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Auteur: RoduiT
Dernière mise à jour du document: le 2010-04-06 12:04:06

Pandémie de grippe A (H1N1) - recommandations et directives aux institutions socio-éducatives - situation au 24.8.2009
informations intercantonales en accès Membres Comité CRIAD


informations connues de la coordination de la CRIAD, sujettes à être complétées et modifiées en tout temps

Suite à la baisse des infections à la sortie de l'hiver 2010, ces informations ne sont actuellement plus mises à jour.


LOI FEDERALE SUR LES EPIDEMIES


En Suisse, c'est la Loi fédérale du 18 décembre 1970 sur la lutte contre les maladies transmissibles de l’homme (Loi sur les épidémies) qui s'applique. Vous pouvez accéder à une synthèse de ce que demande cette loi sur les liens suivants :

Tâches de la Confédération

Tâches des cantons

Tâches des médecins, hôpitaux, institutions de santé publique et laboratoires

Traitements et autres mesures à prendre

Les dispositions prévues dans l'ordonnance d'application n'est pas encore en ligne.

Voici en outre les informations reçues sur les communications des autorités cantonales aux institutions de la CRIAD, et portées à la connaissance de la coordination de la CRIAD :


CANTON DE BERNE


Recommandations faites par le SAP sont les mesures d'hygiène d'usage. Le SAP a prévu une séance au centre Paul-Klee à Berne le 26 août.


CANTON DE FRIBOURG


Au début du mois d'août, il n'y a pas d'information du médecin cantonal pour l'instant.


CANTON DE GENEVE


Le Département avait communiqué des informations en mai déjà. Elles reprennent celles qui avaient été faites pour la prévention de la grippe aviaire en décembre 2006: plan de pandémie grippe.

Argos a établi une directive interne avec 3 niveaux d'alerte.


CANTON DU JURA


Le canton a fait une communication aux médecins des institutions sociales concernant l'application de mesures d'hygiène courante.
Une séance d'information sur la pandémie était prévue le 20 août.
Au 20 octobre, rien de particulier à mentionner; le canton renvoie aux documents publiés par l'OFSP et aux sites y relatifs.


CANTON DE NEUCHÂTEL


Le 30 juillet, Mme Josiane Huberdeau, du secteur Prévention et Contrôle des Infections du Service Cantonal de la Santé Publique, informait les directions des institutions non-HNe de soins stationnaires. Un groupe de travail a été activé et consulte un plan d'action opérationnel interne pour les institutions.

Si le moment vient que les patients seront trop nombreux pour être pris en charge dans les hôpitaux, ils devront être soignés sur place, en particulier pour les soins aigus en lien avec les problèmes infectieux respiratoires.

Un module de formation est proposé pour réactualiser la pratique des actes de soins spécifiques lors de cinq demi-journées entre le 30 septembre et le 2 octobre.

Annexe 1 annonce de formations, Annexe 2 inscriptions, Annexe 3 liste de participants

Le 24 août, le Service de la sécurité civile et militaire communiquait les directives du Conseil d'État aux établissements spécialisés.

L'état-major de conduite de crise a pour but de "préserver la santé de la population, assurer le maintien des activités essentielles de l'État, de l'enseignement et de l'économie".

La task force neuchâteloise a aussi établi un diaporama à l'attention des directions des établissements spécialisés.

L'information générale à la population est assurée par l'état-major de conduite de crise. Le canton mentionne le site suivant pour toutes informations et recommandations: http://www.ne.ch/pendamiegrippe .

Quatre scénarios sont envisagés dans les établissements:

Un pensionnaire est suspecté (fièvre) de grippe H1N1
Mettre le pensionnaire suspecté de grippe à l'écart des autres pensionnaires en évitant les contacts étroits, lui metre si nécessaire un masque et l'informer des précautions à prendre selon la fiche de l'OFSP. Le personnel évalue la situation (prise en charge stationnaire ou retour au domicile si faire se peut) et entreprend les démarches qui en découlent.

Un cas confirmé de grippe H1N1 est signalé
La personne de liaison apprécie la situation avec le médecin de l'établissement, qui juge de la nécessité d'informer le médecin cantonal si des mesures de santé publique doivent être prises.

Flambée de cas observée dans une structure
Des contacts sont établis entre le médecin cantonal et la personne de liaison. Le comité de crise est activé. Il apprécie la situation et prévoit des mesures en fonction du contexte épidémique.

Pic épidémique avec absentéisme
Le Département et l'état-major de conduite de crise apprécient la situation et formulent des propositions de mesures à la délégation du Conseil d'Etat. Si la question de la fermeture partielle ou totale d'un établissement est à considérer, le Service des Etablissements Spécialisés est consulté, ainsi que les autres instances concernées.

Les mesures de santé publique suivantes sont envisagées concernant les établissements :

Cellules de crise et personnes de liaison dans les établissements

Fermeture partielle ou totale d'un site
L'éventuelle fermeture partielle ou totale d'un site fera l'objet d'une appréciation détaillée de la situation.
Sauf situation médicale urgente, la décision relève du Conseil d'Etat sur proposition de l'état-major de conduite de crise.
L'état-major pense que la fermeture d'une structure ne devrait pas durer plus d'une ou deux semaines.

Information aux proches
Les contacts avec les proches, parents et pensionnaires se font par le biais des procédures habituelles.
Le médecin cantonal et le Service de la Santé Publique rentent en appui pour donner des informations sanitaires (Hotline)
Les directions assurent la liaison directe avec les parents des pensionnaires mineurs et/ou leurs représentants légaux.
Les relations avec les autorités concernées sont assurées par les personnes de liaison.

Information et communication
L'état-major reocmmande aux directions d'afficher de manière visible (porte d'entrée, salles de réunion, salle de classes, etc.) les flyers d'informations de l'OFSP.

CANTON DE VAUD


Le 8 mai, le SPAS informait qu'un dispositif de surveillance et d'organisation avait été mis sur pied, sous conduite du médecin cantonal adjoint: coordination instaurée entre le SSP et les institutions sociales et sanitaires du canton. Anne-François Brébant, inspectrice OCESE, tél. 021 316 52 71, est déléguée par la chefffe de service Françoise Jaques pour les institutions sociales SPAS.

Le canton recommande la consultation des sites suivants sur un renforcement des mesures d'hygiène :

www.sanimedia.ch (site du SSP État de Vaud)
www.hpci.ch (site du CHUV)
www.pandemia.ch (site de l'OFSP)

Une ligne téléphonique d'information 7 jours sur 7 de 8h à 22h est activée: 021 316 54 54.

Le 12 juin, le SPAS informait que c'est le Conseil d'Etat qui pilotait le dispositif cantonal dont font partie les institutions sociales. Le dispositif sanitaire ne prévoyait pas de mesures supplémentaires. Des instructions étaient en cours d'élaboration concernant les mesures à prendre lorsque l'épidémie serait active dans le canton. Une séance d'information a eu lieu au BAP le 18 juin, avec la participation de la Dresse Christiane Petitgnat, médecin coordinateur HPCI.

Le canton a ouvert une rubrique sur son site:

http://www.vd.ch/fr/themes/sante-social/prevention/grippe-ah1n1

Le 30 juin, le SPAS faisait un courrier aux institutions. Un groupe de travail se réunit les mercredis 19, 26 août et 2 septembre.

Pour les mesures d'hygiène concrètes à prendre en considération, l'AVOP recommande de se référer au plan opérationnel et aux affiches du site suivant : http://www.hpci.ch/hh_docu_hpci_pandemie-grippe.htm

Le 24 août, le médecin cantonal adjoint Eric Masserey écrivait aux hôpitaux, EMS, CTR, institutions, établissements pénitentiaires et CMS. La protection civile distribuera un premier stock de masques d'hygiène à l'usage du personnel et des résidents entre le 27 et le 31 août. Selon sa lettre, les institutions ne devront les utiliser que dans les cas suivants:

- lors de soins à des personnes avec fièvre et syndrome grippal
- lorsqu'un collaborateur développe des symptômes (rhume et/ou toux) sans fièvre, et qu'il continue de travailler en contact étroit avec des personnes à risque accu de complications
- lorsqu'un collaborateur doit revenir travailler moins de 24 heures après avoir été fébrile et contrairement aux recommandations générales
- pour des personnes grippées lorqu'ils ont des contacts étroits inévitables avec d'autres personnes
- pour des visiteurs symptomatiques, sans fièvre, qui ont des contacts étroits inévitables avec d'autres personnes
- toute personne asymptomatique qui a eu des contacts étroits avec un grippé, si elle-même doit être en contact étroit avec une personne à risque accru de complications (durée 7 jours).

Les masques doivent être stockés dans un endroit frais et sec, à l'abri de la lumière et à un taux d'humidité inférieur à 80%.
La lettre définit aussi les personnes à risque accru de complications, les contacts étroits et les mesures générales à respecter pour une personne grippée.

Le 31 août, Mme Brabant nous fait part de la position du SPAS par rapport à la vaccination : un vaccin doit non seulement pour les personnes à risque, mais encore pour toute personne qui désire se faire vacciner. Dans un premier temps, le SPAS a décidé de l'offrir aux personnes à risque de complications, puis de la proposer à toute personne qui le souhaite. Le service tiendra les institutions au courant dès qu'il aura des informations plus précises.

Le 14 septembre, Mme Brabant informait qu'exceptionnellement cette année, les autorités recommandent d'avancer la vaccination contre la grippe saisonnière et de la débuter dès mi-septembre. Selon elle, le but de cette recommandation est d'éviter au mieux de surcharger les cabinets médicaux en octobre, mois à partir duquel pourrait débuter la vaccination contre la grippe pandémique H1N1, voire la vague pandémique. Les institutions ayant toutes des modalités différentes quant à l'organisation de la vaccination, elle demandait de tenir compte de cette recommandation dans l'élaboration de la campagne de vaccination d'une institution.

Le 22 octobre, Mme Brabant demandait aux institutions de répertorier les collaborateurs souhaitant se faire vacciner contre la grippe A H1N1. Les éducateurs, MSP, enseignants en contact étroit avec les résidents souhaitant être vaccinés pourront l'être. Il faut remplir pour le 30 octobre la page 5 du document "organisation de la vaccination" qu'elle a modifié.

En ce qui concerne l'organisation de la campagne de vaccination dans les institutions, le Service serait en mesure de donner des informations dans la 1ère semaine de novembre, c'est pourquoi elle conviait à une séance le mardi 3 novembre 2009 de 8h30 à 10h à l'AVOP.


CANTON DU VALAIS


Questions posées par la LVT au médecin cantonal et réponses du Dr G. DUPUIS du 30.07.09 :

1. En cas de situations déclarées dans une institution, quelles sont tes recommandations (directives) ?
Si une personne présente des symptômes de grippe, il est important d'appeler au plus vite un médecin traitant, d'autant plus rapidement s'il s'agit d'un(e) résident(e) susceptible de développer des complications: femme enceinte, malade chronique ou immunodéprimé, enfant de moins de 5 ans (ce dernier cas concerne moins vos institutions). Les médecins en cabinet reçoivent des informations régulières sur la marche à suivre avec les patients suspects de grippe A(H1N1).

2. Faut-il procéder à une mise en quarantaine de tous les pensionnaires ?
La décision de mise en quarantaine sera prise au cas par cas. Si plusieurs personnes de l'institution sont malades et qu'elles ont eu un contact direct et répété avec de nombreux autres résidents, la quarantaine s'imposera. Dans tous les cas, la décision revient au médecin cantonal et vous recevrez les directives adéquates.

3. Qu'en est-il du personnel ? Serait-il également mis, logiquement, en quarantaine, dans l'institution ?
Il est probable que le personnel en contact direct avec les résidents soit également mis en quarantaine en cas de flambée de cas dans une institution. A nouveau la décision devra être prise au cas par cas.

4. En cas de symptômes, devons-nous agir comme pour une situation individuelle ou devons-nous alerter l'ICHV ou le SSP ?
En principe, le médecin consulté par l'institution est tenu d'alerter l'ICHV ou le SSP. Toutefois, afin d'accélérer la procédure et de gérer au mieux la suite des événements, si une flambée de cas devait se déclarer dans une institution, il serait opportun de contacter l'ICHV ou le SSP.

5. Le personnel devrait-il prendre des mesures préventives particulières en dehors des recommandations habituelles médiatisées ?
Les recommandations à suivre pour le personnel aussi bien que pour les résidents sont les recommandations d'hygiène usuelles disponibles sur le site de l'OFSP (www.pandemia.ch): lavage des mains, éternuement dans dans un mouchoir jetable, etc. En cas de contact avec une personne malade, le port d'un masque est recommandé, de même que pour la personne malade. Si l'institution possède du personnel de soins, les soins prodigués à un malade de la grippe nécessitent le port d'un masque, voire de gants, d'une protection oculaire et d'une surblouse jetable en cas de risque de projections lors d'un examen.

6. Manuel pour la préparation des entreprises
L'OFSP a établi en collaboration avec la commission extraparlementaire «Groupe de travail Influenza» et le SECO un Manuel pour la préparation des entreprises pour les aider dans leurs préparatifs. Cela offre une aide utile pour la préparation à la pandémie.

7. Un conseil particulier ?
Si l'une de vos institutions devait être touchée par la grippe A (H1N1), vous recevrez les recommandations nécessaires appropriées en fonction de la situation.

D'après des informations ultérieures du médecin cantonal valaisan données en août 2009, en cas de quarantaine dans une institution, le personnel pourrait quand même regagner son domicile, tout en maintenant des mesures de protection pour ne pas contaminer les membres de leur ménage.

Les informations de cette page seront mises à jour selon les informations communiquées dans les cantons et le développement de la pandémie.



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